Il n'y a pas de plus ou moins grave , il y a des histoires singulières avec leur lot de souffrance et prendre en compte cette souffrance ne se résume pas à reconnaitre le symptôme et à la pose d’un diagnostic. C’est surtout sans cesse apprendre auprès du patient à entendre comment son psychisme s’est organisé pour supporter l’insupportable et ne pas vouloir à sa place modifier activement cette organisation. C’est avant tout la percevoir puis la questionner et parfois la reformuler pour qu’elle se dévoile et laisse le champ libre à l’expression de ce qui affecte le patient. Ce travail d’écoute n’est pas seulement celui du thérapeute, il est celui du patient lui-même qui, au travers de ce qui lui est renvoyé de sa parole va s’approcher au plus près de ce qui fait la vérité de son discours.