SYMPTÔME

Ce qui différencie les pratiques en psychopathologie c’est bien souvent la manière d’aborder le symptôme.

Il peut être perçu comme manifestation de la maladie qui renseigne quant au diagnostic et qu’il faut atténuer et au mieux faire disparaître avec un traitement.
Il peut être le signe d’un trouble psychique dont le praticien va chercher l’origine afin de saisir ce qui a rendu nécessaire sa formation.
Il peut être l’expression d’un conflit psychique dont on va suivre le fil comme on démêle un écheveau de laine afin de dénicher l’endroit, ou les endroits, où les noeuds se sont formés.
Il peut être aussi une manière de dire, une manière de faire avec une souffrance qui trouve cette voie pour y inscrire son discours et donner l’alerte.
N’accorder au symptôme que l’une ou l’autre de ces places serait se priver de la richesse de l’enseignement que sa formation nous distille au travers de ses multiples manifestations.
Et, que ce soit la psychiatrie, la psychologie, la psychanalyse, elle ne sont pas concurrentes mais chacune une approche différente du symptôme.